Croyances de sceptiques

Il existe deux sortes de sceptiques qui ont chacun leurs propres croyances.

Le sceptique de base est en grande partie ignorant. Il n’a pas connaissance du sujet mais a déjà un avis tranché sur la question. Par exemple, avec la médiumnité : « Ce sont tous des charlatans ! » Si l’on parle d’astrologie, il vous rétorquera : « C’est n’importe quoi » et vous constaterez qu’il n’a jamais analysé un seul thème de naissance. Par contre il sait très bien que l’horoscope dans les journaux, c’est du bidon. Là par contre il a raison. En revanche, entre l’horoscope du journal du coin et la pratique de l’astrologie, il y a un fossé. Cela lui est pourtant indifférent puisqu’il est ignorant.

Vous rencontrerez le sceptique de base principalement au café du commerce. Il parle très fort et s’énerve assez vite lorsque vous lui demandez d’étayer ses arguments. Les mots foutaises, délires, imagination, croyance, fantaisie, bizarrerie reviendront assez souvent. En revanche, pour ce qui est des mots méthodologie, protocole, double-aveugle et publications, vous resterez sur votre faim.

Vous avez un magnifique exemple du sceptique de base avec l’écrivain Narcisse Praz, lorsqu’il est invité à participer au documentaire Mediums, d’un monde à l’autre, réalisé par Denise Gilliand en 2011. Ce documentaire ayant eu quelque succès en francophonie, vous devriez le trouver dans la médiathèque de votre région. L’idée était de faire passer une annonce dans le journal proposant à des personnes sceptiques de tester gratuitement les services d’une médium. Les participants au documentaire étaient ensuite interviewés sur les propos de la médium à leur sujet. Voici ce que l’écrivain dit dans la bande annonce (il apparaît à la 40ème seconde) :

C’est très clair pour lui et le sujet est clos.

En regardant le documentaire en entier, Narcisse Praz démontre encore plus sa méconnaissance des médiums. Il se réfère au Dictionnaire Insolent, à l’entrée Médium et cite : « Le médium se recrute de préférence chez les malades mentaux, voyants, somnambules, guérisseurs, le médium est souvent un sujet hystérique, fruste et suggestible. Transe spirite, hallucination psychomotrice, paroles inspirées, transmission de la pensée, communication avec les esprits et délires chroniques caractérisent le médium ».

Et voilà, en cinq lignes, son étude est terminée !

Mais l’écrivain se défend par une colonne écrite dans Le Courrier du 16 novembre 2011 intitulé « La notion d’objectivité en prend un sacré coup ». Il dénonce le montage trompeur effectué par la réalisatrice qui aurait volontairement coupé le passage indiquant que le dictionnaire insolent se base en réalité sur une définition d’un manuel de psychiatrie. De quoi discréditer à la fois le documentaire et la médiumnité même!

Très bien, voyons en détails la référence apportée par le contradicteur. Il s’agit du Manuel alphabétique de psychiatrie édité par les Presses Universitaires de France. Étant moi-même sceptique à l’idée qu’un manuel de psychiatrie puisse donner une définition aussi réductrice de la médiumnité, je me suis procuré ledit livre, à l’entrée médium, pour y trouver notamment ceci (l’article complet est reproduit dans la partie références au bas de cet article) :

« Selon les théories spirites, le médium est un objet pouvant servir d’intermédiaire entre les hommes et les esprits. Pour A. Kardec, la médiumnité est une qualité inhérente à l’homme, particulièrement développée chez les sujets impressionnables et sensibles à l’environnement […]

Actuellement, le profil psychologique des médiums recouvre des sujets extravertis, peu anxieux, et stables sur le plan émotionnel. Les médiums se rencontreraient plus volontiers chez les déficients mentaux, mais ils semblent être nettement différenciés des sujets atteints d’un syndrome d’autonomisme mental.

Dans le registre psychiatrique, nombre de malades mentaux peuvent se croire des médiums ou attribuent à diverses autres personnes un pouvoir médiumnique. La médiumnité trouve donc un terrain d’élection chez les personnalités hystériques, suggestibles ou chez les sujets frustres.

L’expérience médiumnique correspondrait à des phénomènes d’influence corporelle avec son cortège d’écriture et de langage automatique, de transes spirites et d’hallucinations psychomotrices et psychiques (paroles inspirées, transmission de pensée, communication avec les esprits) dans une ambiance d’étrangeté […] »

Voilà déjà une définition plus complète et nuancée, bien que souffrant encore de lacunes (aucune indications sur les recherches publiées dans des revues à comité de lecture par  exemple). Nous voyons qu’elle diffère grandement du Dictionnaire Insolent, ouvrage satirique en premier lieu auquel l’écrivain se réfère tel le fidèle à La Bible. En effet, le manuel alphabétique établit clairement la différence entre des prétendus médiums qui sont du ressort de la psychiatrie, de ceux ne remplissant pas les critères pour poser un diagnostic psychiatrique et dont les perceptions extra-sensorielles font encore l’objet de nombreuses recherches : toute la complexité des études dans ce domaine réside dans cette différence.

Je ne résiste pas à vous livrer un dernier travers du sceptique de base. L’écrivain termine son billet par une analyse des propos de la médium le concernant :

« Le compte-rendu du voyage de ladite médium dans l’au-delà à la rencontre de l’esprit de mon père défunt censé venir nous rendre visite se révéla à tel point ridiculement faux, grotesque et hilarant que j’en éprouvai de la compassion pour ma vis-à-vis aux yeux bandés ».

Il est amusant de noter que c’est uniquement dans son cas que l’expérience s’est soldée par un échec total : aucun détail, même donné au hasard par la médium, n’est exact selon lui. C’est pourtant ce que l’on reproche aux médiums : donner des indications suffisamment générales convenant à tout le monde pour donner l’illusion d’une capacité extra sensorielle, technique résumée par l’expression Effet Barnum. Mais là, tout est faux, sans nuances. C’est plutôt exceptionnel, vous ne trouvez pas?

Enfin, l’écrivain fait également preuve d’un manque d’esprit critique en considérant cette expérience comme nouvelle preuve de l’illusion dans laquelle baigne les médiums. Or il est connu qu’en matière de raisonnement scientifique, l’expérience individuelle n’a aucune valeur. Pour pouvoir se faire un jugement plus éclairé, il est nécessaire d’étudier les recherches à ce sujet.

On voit bien avec ce Monsieur à quel point les convictions se passent d’analyse critique. Il faut dire que Narcisse Praz est un anti-clérical virulent car son éducation religieuse ne s’est pas déroulée de manière très catholique, ce qui – j’en conviens – est regrettable. Du coup, dans son esprit critique, la médiumnité, qui touche à la spiritualité, lui fait immédiatement penser à la religion. Le raisonnement est donc clair: la médiumnité c’est un peu de la spiritualité, donc c’est en lien avec la religion, donc c’est  à combattre coûte que coûte. C’est très regrettable pour un écrivain se proclamant « libertaire » et qui écrit sur son blog le 17 septembre 2017 :

« Pourquoi, mais pourquoi diantre les religions, toutes les religions me révulsent-elles au point de consacrer six livres à leur répudiation ? Parce qu’aucune prétendue vérité prônée par une religion quelconque n’a jamais obtenu la caution de la preuve absolue par la science et la démonstration. Parce que les paroles du Christ « Heureux ceux qui auront cru sans avoir vu » sont synonymes de « Heureux les imbéciles! »

L’écrivain libertaire est en effet libre… de vérifier ses sources, ou pas. Il adopte donc la même attitude que l’obscurantisme religieux qu’il dénonce : rejet et condamnation sans analyse. J’en conclus, comme il le fait dans Le Courrier, que la notion d’objectivité en prend un sacré coup.

Mais passons plus loin avec des sceptiques un peu plus constructifs.

L’autre type de sceptique s’est renseigné sur le sujet. Il est déjà plus intéressant mais possède lui aussi son lot de fausses croyances. Ces sceptiques ont été qualifiés de pseudo-sceptiques car ils n’ont pas d’arguments valables à avancer pour confirmer leur propos. Ils vont pourtant utiliser un langage scientifique et technique qui va masquer la réelle faiblesse de leurs arguments. En voici quelques exemples :

LE POUVOIR MAGIQUE DES GUILLEMETS

Pour faire la critique d’une hypothèse controversée, rien de mieux que d’utiliser les guillemets pour semer le doute. Par exemple, si je vous dit : Un « scientifique » a mené des « recherches ». Vous voyez, tout de suite la recherche en question est douteuse et le scientifique qui va avec aussi. Le livre de Marie Monique Robin & Mario Varvoglis, Le sixième sens. Science et paranormal en fait les frais dans une analyse de Jean-Paul Krivine sur le site Science… et pseudo-sciences.  En premières lignes vous trouverez la mention suivante : L’ouvrage, richement illustré, met bien en avant à chaque section un état de la « recherche scientifique ». Vous voyez ? Le livre est déjà mauvais, tout ça grâce à la magie des guillemets !

Le ton parfois moqueur utilisé pour parler de recherches en parapsychologie induit un biais que les sceptiques savent très bien utiliser. Par exemple, Henri Broch a plusieurs fois été épinglé pour sa tendance à ridiculiser les recherches parapsychologiques sans apporter de contre-arguments constructif (lui-même n’ayant jamais publié de recherches dans une revue de parapsychologie).

COMMENT JETER LE BÉBÉ AVEC L’EAU DU BAIN

Lorsqu’une fraude est débusquée, elle est la confirmation que le sujet même est douteux. La plupart du temps, ce sont des soupçons de fraudes dont le fin mot de l’histoire reste mystérieux. Par exemple, les sœurs Fox, à l’origine du spiritisme, auraient avoué avoir tout mis en scène pour enfin revenir sur leurs aveux. Le célèbre médium Uri Geller qui avait travaillé avec la CIA pendant la guerre froide est aussi considéré comme un menteur. Lors de l’émission Droit de réponse du 14 mars 1987, le prestidigitateur Gérard Majax clame avoir confondu Uri Geller. Comment ? En montrant qu’il est possible de faire plier les cuillères grâce à des « trucs » comme la tordre au préalable. Le fait que des trucs existent ne résout toutefois pas le problème de la réalité du phénomène.

Les pseudo-sceptiques semblent parfois oublier que les fraudes concernent tous les domaines scientifiques. Par exemple, en médecine, c’est le domaine de l’anesthésie qui est championne du monde de tricherie dans la recherche. Il y a même un site qui répertorie toutes les fraudes en sciences : RetractionWatch. Chaque année, 700 études publiées sont retirées. Les fraudes les plus connues sont la faute de bonne foi, le plagiat, les problèmes de droit, la guerre entre auteurs, les données enjolivées, voire inventées et les images manipulées. Une description de ces fraudes est donnée dans l’émission Tout un monde de la RTS du 13 mai 2016 que vous pouvez écouter en cliquant sur ce lien.

Les médecins sont-ils alors tous considérés comme des escrocs ? Bien sûr que non, vous dira le bon rationaliste. Mais il arrivera quand même à vous dire que les voyants, « c’est quand même tous des charlatans ». C’est là l’attitude aveuglée des sceptiques : si une fraude est possible, alors la fraude a lieu, dans tous les cas. Un médium est accusé de tricherie? Alors tous les médiums sont des menteurs et des tricheurs.

Vous pourrez lire sur le site Associations Libres un article intitulé « La face obscure des médecines complémentaire ». Au lieu d’avoir un article de fond, vous n’y trouverez que quelques exemples de thérapeutes qui se sont fait pincer par la justice pour leur comportement indélicat (mauvaises indications thérapeutiques, escroquerie, mœurs douteuses…) Des professionnels de santé qui font n’importe quoi, ça arrive trop souvent. En revanche, un article titré « La face obscure de la médecine complémentaire » ça n’arrive que chez le sceptique naïf. Ce titre d’article me fait penser aux accroches des magazines people du genre « Le drame : elle a perdu son fils ! ». Alors vous feuilletez le magazine et vous verrez qu’en effet, elle a bien perdu son fils, mais c’était pendant 2 heures dans le supermarché du coin et qu’heureusement le service client a pu le retrouver…  Décevant n’est-ce pas ?

DES BORGNES AU ROYAUME DES AVEUGLES

Dans le domaine du paranormal et de la parapsychologie, la désinformation est malheureusement monnaie courante (voir mon article Esprit, Science et Désinformation). Les sceptiques s’attaquent généralement aux moutons noirs de la science (des pseudo-scientifiques) et aux approches thérapeutiques les plus douteuses et les plus farfelues. Par exemple, le site StopMensonges et le documentaire La Grande Révélation des Pyramide de Jacques Grimault dans la Tronche en Live ont été pointés du doigt, à juste titre. Il faut dire que ce sont particulièrement des acteurs de mauvaise foi qui n’ont rien de scientifique.

Un autre exemple est fourni par la chaîne vidéo Hygiène mentale. Dans l’épisode intitulé « Comment tester le paranormal avec la science », elle aborde la parapsychologie en présentant des zozos qui disent n’importe quoi. Seule la dernière minute est consacrée aux initiatives intéressante qui ont cours dans le domaine académique, ce que j’ai relevé à l’auteur avec la réponse qui suit :

 

Il est regrettable de voir un tel déséquilibre entre la présentation d’acteurs qui n’ont rien de scientifiques au regard des recherches de qualité. Ceci dit, l’auteur de cette chaîne de vidéos, Christophe Michel, réalise un très bon travail de sensibilisation et d’information contre la désinformation sur le web auprès des autorités politiques. Je vous invite à voir son intervention à ce sujet auprès de l’ONU.

ATTENTION LES SECTES SONT PARTOUT !

Les approches énergétiques sont des  sectes. Le Reiki est une secte. La biorésonance est une secte. Deepak Chopra est un gourou…. Tout ce qui est méconnu est suspect et sectaire. C’est cette conclusion trop facile à laquelle arrivent de nombreux sceptiques. Être maître Reiki fait-il automatiquement de vous un gourou dont le seul but est de mettre le plus de personnes sous votre dépendance affective en leur soutirant un maximum d’argent ?

En France, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES) a dressé une liste des thérapies avec un risque de dérive sectaire dans laquelle figurent notamment l’hypnothérapie, le magnétisme, les approches dites « énergétiques » ou le reiki. Un autre organisme français, le Groupe d’Étude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu (GEMPPI) considère la kinésiologie comme comportant un risque de dérive sectaire. C’est que ces gourous et leurs groupies new-age sont réunis en associations professionnelles ou fondation, ont des écoles, des centres de formation, organisent des conférences, des congrès, ont leur propre revue et publient des recherches… C’est suspect vous ne trouvez pas ? Ah pardon j’ai oublié : elles ont des « écoles » et publient des « recherches ». Voilà, maintenant c’est suspect.

Prenons un exemple pour illustrer à quel point les sceptiques ont une attitude paranoïaque face aux potentielles dérives sectaire :

J’aime la moto. J’achète donc une moto, un casque, les habits spéciaux et tout l’équipement de protection qui va avec. Je m’abonne évidemment au magazine Moto Passion et m’inscrit au club de moto de ma région. Je vais évidemment rencontrer d’autres passionnés, participer à la grande convention annuelle, au comité mensuel du club sans oublier le traditionnel road trip organisé chaque été : un voyage de deux semaines dans un pays différent ! Quand arrivent les beaux jours, je vais peut-être me soustraire à certaines activités peu intéressantes (faire les courses, faire le ménage, payer les factures, le dîner avec la famille) pour aller faire un tour.  Je parle avec mes compagnons de route dans un langage incompréhensible au profane, j’y passe beaucoup de temps, consacre beaucoup d’énergie et dépense pas mal d’argent et mes proches me voient de moins en moins. Les années passent et je constate que les motards sont devenus mes proches. Suis-je dans une secte ? Non bien évidemment. J’ai une passion à laquelle j’y pense la plupart du temps : je pense moto, je vis moto !

Il en va de même avec les passionnés des thérapies holistiques. Ils rejoignent une communauté d’idées, un style de vie, une réponse à leurs questions existentielle. Si nombre de thérapeutes en approche complémentaire possède leurs fausses croyances et leurs travers, cela n’en fait pas de dangereux gourous à secte.

DES RECHERCHES (IM)PARTIALES

Les sceptiques reprochent aux études sur les phénomènes psi d’être publiées dans des revues spécialisées de parapsychologie. Pour eux, publier dans ce type de revue est déjà douteux car elles seraient « pro-psi », comprenez par là que le comité de lecture pour l’acceptation des articles étant composé de chercheurs spécialisés dans ce domaine (donc des parapsychologues) il y a déjà un biais…

Combien de fois vous pourrez entendre de la bouche d’un sceptique que les chercheurs en parapsychologie ont cet a-priori que le « psi » existe et que leur seul but est de prouver son existence. C’est mal connaître la littérature à ce sujet car, comme toute démarche scientifique que le parapsychologue applique également, seul le test d’hypothèse permet de répondre à la question de l’existence du psi. Pour cela, il s’agit de poser une hypothèse (à ce stade c’est une croyance, par exemple des personnes ont des capacités extra-sensorielles) et de la confronter à son contraire : les perceptions extra sensorielles n’existent pas. Ce sont les résultats de l’expérience qui se chargeront de faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre.

D’autre part, les sceptiques montrent par là leur propre a-priori, mais inverse : le « psi » n’existe pas, il peut s’expliquer par des mécanismes connus (biais cognitifs, hallucinations, réactions chimiques du cerveau). Bref, reprocher à un psychologue de publier dans une revue de parapsychologie, c’est un peu comme reprocher à des biologistes de publier dans une revue… de biologie ou à des géologues d’êtres relus par des …. géologues : il y a un biais, c’est certain !

LES STATISTIQUES COMME SEULES CAPABLES DE PRODUIRE DU SAVOIR

La méthode scientifique actuelle se base sur des analyses statistiques. Vous voulez prouver que la télépathie existe ? Prenez le plus grand nombre de personnes que vous trouvez, formez des couples, désignez un émetteur et un récepteur et projetez à l’émetteur des images qu’il devra « transmettre » au récepteur par la pensée, ce dernier devant choisir parmi quatre images proposées laquelle il pense avoir perçue. Faites leur passer le plus grand nombre d’essais possible. Si dans l’ensemble, le taux de réussite dépasse 25 % (une chance sur quatre de tomber sur la bonne image si elle était choisie au hasard), alors un mécanisme de transmission télépathique peut-être supposé.

La plupart des recherches scientifiques actuelles qui fournissent des preuves et obtiennent un consensus se basent sur cette approche quantitative (plus il y a de participants, plus l’étude donne des résultats robustes). Mais cette méthode souffre de lacunes. Celles-ci ont d’abord été un argument fournissant l’occasion à la plupart des scientifiques de régler le problème en dénigrant les recherches en parapsychologie sans devoir y accorder plus d’attention. Notez que c’est grâce à l’un des pionniers de la parapsychologie, le prix Nobel Charles Richet, que les protocoles expérimentaux actuels en psychologie ont été élaborés, en réaction aux allégations extraordinaires de prétendues personnes clamant avoir des dons parapsychologiques. Les premières expériences en psychologie étaient donc des expériences de parapsychologie (Voir à ce sujet Evrard (2016) La Légende de l’Esprit, Enquête sur 150 ans de parapsychologie, pp. 149-203). Malheureusement, l’histoire n’est pas la tasse de thé des psychologues et les lacunes des premiers scientifiques concernent en réalité tous les domaines de la psychologie.

En effet, les méthodes quantitatives sont une sorte de « photo » à un instant donné et négligent les spécificités individuelles. Même si les participants de ces études sont regroupés par similarités (âge, sexe, culture, éducation, revenu, niveau d’étude etc.), il n’en reste pas moins que chaque individu possède une histoire de vie bien spécifique, difficilement comparable avec d’autres personnes « socio-démographiquement » similaires. De même, une personne qui passe plusieurs fois le même test n’est pas vraiment la même au fil du temps, car de nouvelles expériences viennent s’ajouter à son parcours. Ces nouveautés et changements ne sont pas pris en compte dans les études à grande échelle et laissent de côté l’histoire de la maladie, le récit de vie, le sens donné aux événements, l’évolution de l’alliance thérapeutique etc. Ce type d’étude, dites longitudinales, sont très peu reconnues et n’ont que peu d’impact dans le milieu scientifique.

Par ailleurs, le recours systématique aux statistiques a donné naissance au « problème de la réplication » : les sceptiques reprochent aux expériences de parapsychologie de ne pas donner les mêmes résultats lorsqu’elles sont refaites par d’autres chercheurs. Une seule expérience faite par une équipe de chercheurs n’a que peu d’importance. Il faut que dans les mêmes conditions, d’autres chercheurs obtiennent les mêmes résultats pour parler de savoir scientifique. Pour se débarrasser de ces farfelus de parapsychologues, il suffit de mettre en avant ce problème de réplication. Or, toutes les sciences humaines sont touchées par ce problème. Avancer cet argument pour dénigrer la parapsychologie consiste donc à scier la branche sur laquelle on est assis…

LA CRITIQUE EST AISÉE, L’ART EST DIFFICILE

Les sceptiques font preuve d’un manque de connaissance de la littérature concernant les expériences de parapsychologie. S’ils en ont, leurs sources viennent principalement d’autres sceptiques, n’ayant eux mêmes que de maigres connaissance de la recherche.

Par ailleurs, il est très rare que des sceptiques se lancent dans une recherche sur le paranormal. S’ils le font, c’est à leur manière, sans tenir compte de ce qui a déjà été fait (donc lire la littérature à ce sujet pour ne pas reproduire les mêmes erreurs).  Une des rare exception concerne une recherche effectuée par un sceptique, Richard Wiseman et une tenante, Marilyn Schlitz, en 1997. Tous deux ont effectué la même recherche sur la sensation d’être observé. Il s’agissait de déterminer si certaines personnes avaient la capacité de deviner s’ils étaient observés ou non. Conclusion : le sceptique Wiseman a obtenu de moins bons résultats que Marilyn Schlitz. C’est dire si le sujet n’est pas clos !

CONCLUSION

Ne mettons pas tous les œufs dans le même panier je vous prie. Tous les sceptiques n’ont pas ces croyances, de même que les personnes investies dans la parapsychologie ne sont pas tous des illuminés ! Le doute méthodique permet de faire le ménage parmi les innombrables fanfarons et guides spirituels qui clament haut et fort un charabia qui fait chaud au cœur et qui attire les foules (j’appelle cela de la Psychopommade). En ce sens, le travail d’alerte des organismes sceptiques est louable, mais comme décrit dans cet article, ils consacrent trop d’énergie à pointer du doigt les moutons noirs de la psychologie, sans bien connaître les acteurs discrets et sérieux de ce domaine. Par leur méconnaissance de la littérature « psi », ils participent par conséquent à une désinformation qu’eux mêmes prétendent combattre.

En conclusion, que l’on soit d’un côté ou de l’autre, les fausses croyances nous guettent, raison pour laquelle le sujet mérite d’être étudié. Voici pour terminer une citation de Gustave Geley qui date de 1923. Elle n’a pas perdu une ride :

« Les ultra-sceptiques sont presque aussi dangereux que les ultra-croyants, parce qu’ils tendent à paralyser toute recherche, à stériliser toute expérience ».

REFERENCES

Gilliand, Denise
Mediums, d’un monde à l’autre. Documentaire, 2012.

– Présentation du documentaire
http://www.oeilouvert.ch/films_mediums-livre.php

– Extrait avec Narcisse Praz
www.youtube.com/watch?v=4A3udrzQVNw

Narcisse Praz
Réponse à mes zélés dénigreurs
www.narcisse-praz.com/2017/09/reponse.html
Son point de vue à propos du tournage Médiums, d’un monde à l’autre (Le Courrier, 16.11.2011)
http://www.oeilouvert.ch/pdf/articlesPresse/mediums/mediums_revue-presse_finale.pdf

Porot, A. (dir) : Manuel alphabétique de psychiatrie, Paris : PUF, 1996
L’article complet à l’entrée « Médium » :

« Selon les théories spirites, le médium est un objet pouvant servir d’intermédiaire entre les hommes et les esprits. Pour A. Kardec, la médiumnité est une qualité inhérente à l’homme, particulièrement développée chez les sujets immpressionnables et sensibles à l’environnement. Cet auteur a dressé la liste des différentes catégories de médiums; il différencie nettement le médium des divers mystificateurs et des malades mentaux. Il existe des médiums dits naturels et des médiums facultatifs qui utilisent leur pouvoir de façon volontaire et occasionnelle. On retrouve ainsi des médiums fà effet physiques, sensitifs, auditifs, parlants, voyants, somnambules, guérisseurs, pneumatographes (aptes à l’écriture directe en connexion avec leurs inspirations) et écrivains. Actuellement, le profil psychologique des médiums recouvre des sujets extravertis, peu anxieux, et stables sur le plan émotionnel. Les médiums se rencontreraient plus volontiers chez les déficients mentaux, mais ils semblent être nettement différenciés des sujets atteints d’un syndrome d’autonomisme mental. Dans le registre psychiatrique, nombre de malades mentaux peuvent se croire des médiums ou attribuent à diverses autres personnes un pouvoir médiumnique. La médiumnité trouve donc un terrain d’élection chez les personnalités hystériques, suggestibles ou chez les sujets frustres. L’expérience médiumnique correspondrait à des phénomènes d’influence corporelle avec son cortège d’écriture et de langage automatique, de transes spirites et d’hallucinations psychomotrices et psychiques (paroles inspirées, transmission de pensée, communication avec les esprits) dans une ambiance d’étrangeté. Cette expérience se rencontre aussi dans les épisodes psychotiques aigus et les délires chroniques, dissociatifs ou non. Dans les délires spirites, les thèmes tournant autour des médiums sont au premier plan. »

Retraction Watch
http://retractionwatch.com/

Associations Libres
La face obscure des médecines alternatives
https://associationslibres.wordpress.com/2016/07/15/la-face-obscure-des-medecines-alternatives/

Sciences et Pseudo-sciences
Le sixième sens. Science et paranormal
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article990

Pseudo-scepticisme.com
Henri Broch et le laboratoire de Zététique
http://web.archive.org/web/20140702100619/http://pseudo-scepticisme.com:80/Henri-Broch-et-le-laboratoire-de.html

Hygiène mentale
Comment tester le paranormal avec la science
www.youtube.com/watch?v=pyj6ysoUBNw

La Tronche en Live
– Les Pyramides, l’Univers et le Reste. Invité : Jacques Grimault
www.youtube.com/watch?v=OL0E3zpAB_A

– Doute et recherche de la vérité – Stop Mensonge. Invité : Laurent Freeman.
www.youtube.com/watch?v=sk-jFfKCJos

MIVILUDES
Les différents rapports émis par cet organismes :
http://www.derives-sectes.gouv.fr/publications-de-la-miviludes/rapports-annuels
A noter que l’EMDR figure toujours comme approche « non-conventionnelle ».

GEMPPI
La kinésiologie comme dérive sectaire.
https://www.gemppi.org/accueil/sant%C3%A9-et-d%C3%A9rives-sectaires.html?id=82

Evrard, R. (2016) La Légende de l’Esprit, Enquête sur 150 ans de parapsychologie. Ed. Trajectoire

Wiseman, R. & Schlitz, M. (1997) Experimenter effects and the remote detection of staring. JP, vol. 61, pp. 197-2
http://deanradin.com/evidence/Wiseman1997.pdf07.

Wikipedia
Le problème de la réplication des études en psychologie
https://en.wikipedia.org/wiki/Replication_crisis

Geley, G. (1923) Frontière enchantée et monde à l’envers, Revue Métapsychique

CREDITS

L’Ecclesiaste
Le doute méthodique en 3 points. Dessin de Kamar
http://www.lecclesiaste.fr/_lettre_a_un_ami_sceptique.html

1 comment on “Croyances de sceptiques”

  1. Axel Hasenhöller Répondre

    Puisque l’écrivain Narcisse Praz est cité dans mon article, je lui en ai fait part le 25 octobre 2017 via le formulaire disponible sur son site (http://www.narcisse-praz.com/contact), l’invitant à se prononcer. Voici le contenu de nos échanges (les caractères en gras sont repris de sa typographie) :

    Le 2017-11-18 06:56, Narcisse Praz a écrit :

    Amitiés.
    On m’informe de la publication d’un article me concernant. Mais je suis incapable techniquement d’y accéder. Veuillez donc m’envoyer par e-mail ce texte.
    J’y répondrai peut-être. Peut-être, car je connais la vieille rengaine faisant des athées et autres incroyants une secte comme un autre. Je crains qu’il n’en soit de même en la circonstance. Cordialement.

    J’y donnais suite ainsi :

    From: Axel Hasenhoeller
    Sent: Saturday, November 18, 2017 1:30 PM
    To: Narcisse Praz
    Subject: Re: over-blog
     
    Monsieur,

    Votre participation au documentaire Médiums, d’un monde à l’autre en 2011 montre que le rationalisme n’est pas exempt de fausses croyances, raison pour laquelle je tiens à vous informer que je me suis inspiré de vos propos pour rédiger mon article « Croyances de sceptiques » que j’ai publié sur mon site et que vous trouverez en cliquant sur le lien suivant :

    https://www.themindexplorer.net/archives/2017/10/24/croyances-de-sceptiques/

    Vous le trouverez également joint à cet e-mail, selon votre demande.

    Je serai ravi d’avoir vos commentaires à ce sujet et vous invite à les émettre directement via le formulaire disponible au bas de l’article sur mon site. Si cela n’est techniquement pas possible pour vous, je me chargerai de le faire moi-même. 

    Au plaisir de vous lire,
    Cordialement

    Voici sa réponses, en deux temps :

    Objet : Re: over-blog
    De : Narcisse Praz
    À : Axel Hasenhoeller
    Date : Sam 18.11.2017 15:50

    Monsieur,
    Dès la première ligne de votre exposé, j’ai su à quel genre de « psychologue » j’avais affaire. Dire que les sceptiques de base (les ignorants dont je suis selon vous) et les autres ont chacun leurs propres croyances vous classe d’emblée parmi  les adeptes les plus suspects de la psychologie. Car en effet, le propre des sceptiques est précisément de n’avoir, de ne défendre aucune croyance.
     
    Ensuite, le fait de classifier les sceptiques en éléments de bases ignorants, et les autres,  en dit long sur vos a priori dans ce domaine. Le sceptique n’use du verbe croire – et donc des croyances –  que pour définir des faits ou théories scientifiquement prouvés et renouvelables. Il remplace même prudemment le verbe croire par le verbe « penser ».  Le sceptique ne se déclare détenteur d’aucune vérité. Il est avide de savoir et reconnaît son ignorance de tout ce qui dépasse son intelligence. Et cela contrairement à quiconque se targuant d’un titre de « psychologue » se positionne en défenseur rationnel… de la médiumnité. Me fais-je bien comprendre?
     
    Merci au passage de me taxer, plus loin, d’ignorant en matière de médiumnité! La médiumnité comporterait donc selon vous une part quelconque de « savoir » scientifiquement discutable sinon prouvé dans lequel un homme sain d’esprit et normalement évolué et éduqué trouverait matière à discussion? J’avais accepté de témoigner dans ce documentaire de mon ami Pierre-André Thiébaud uniquement pour lui faire plaisir en raison de nos bonnes relations consécutives au tournage d’un film inspiré de l’un de mes romans.
     
    Le reste de votre démonstration étant à l’avenant, je vous souhaite plein succès dans les exposés de vos « démonstrations » et me déclare flatté d’être l’objet de tant d’attention de la part d’une personne faisant preuve d’autant d’érudition, de perspicacité et de persévérance… dans ses propres croyances parées de l’aura de la Psychologie. Amicalement. Narcisse Praz
     
    Post-Scriptum. Cette réponse à votre « démonstration » n’en attend aucune de votre part, car, contrairement à vous, je ne cherche à convertir quiconque. Le sceptique, en effet, est un résistant, non un gourou. Sans rancune? NP

    Puis :

    Objet : Suite et fin
    De : Narcisse Praz
    À : Axel.hasenhoeller
    Date : Sam 18.11.2017 16:11

    Amitiés et pardon de récidiver. Je viens de lire sur votre site internet que vous donnez des conférences sur le thème de la « Synchronicité et fausses croyances« .
    A l’université de Lausanne l’on vous aurait donc enseigné qu’il existe des croyances exactes et d’autres qui seraient des erreurs?
    Le fait de croire en quelque chose de prouvé se nomme le savoir et celui-ci s’affirme comme tel. L’expression même de « fausse croyances » est un oxymore parfait.
    Question de maîtrise du vocabulaire ou du sujet lui-même?
    Signé: Narcisse Praz l’ignorant de base.

    A quoi j’ai répondu :

    Objet : Re: Suite et fin
    De : Axel Hasenhoeller
    À : Narcisse Praz
    Date : Dim 19.11.2017 14:13

    Monsieur,
    Je vous remercie pour votre retour et tiens à vous apporter les précisions suivantes.

    Votre êtes très aimable de me donner une définition générale du scepticisme avec laquelle je suis d’accord. Cette définition constitue la base implicite de mon article dont le but est de mettre en évidence précisément les attitudes qui sont en contradictions avec ces belles définitions mises par écrit. Les exemples que je donne montrent qu’il y a malheureusement une grande différence entre la théorie et la pratique.

    Ensuite, concernant la médiumnité, je reprends vos propos: « La médiumnité comporterait donc selon vous une part quelconque de « savoir » scientifiquement discutable sinon prouvé dans lequel un homme sain d’esprit et normalement évolué et éduqué trouverait matière à discussion? » Réponse : oui. Si vous le souhaitez je peux vous transmettre quelques publications de recherches effectuées en milieu académique. Pour cela, il faut toutefois sortir du monde francophone. Vous trouverez déjà une liste non exhaustive d’instituts académique qui effectuent de la recherche dans ce domaine à cette adresse web : http://www.parapsych.org/section/34/university_education_in.aspx

    Concernant mon travail sur la synchronicité et les fausses croyances, je reprends également vos propos : « A l’université de Lausanne l’on vous aurait donc enseigné qu’il existe des croyances exactes et d’autres qui seraient des erreurs? » Réponse : oui. Il existe en effet plusieurs types de croyances. 1. Les croyances non données par l’expérience (par exemple « Je crois en Dieu »). Celles-ci ne peuvent être déclarées « vraies ou fausses » car elles échappent à l’investigation scientifique. 2. Les croyances données par l’expérience, par exemple « Je crois que la matière est composée d’atomes ». Celles-ci peuvent se révéler vraies ou fausses en fonction des résultats scientifiques, parfois controversés. Notez que dans le cas de l’atome, cette hypothèse s’est maintenue pendant longtemps à l’état de croyance avant de se révéler exacte grâce à la technologie scientifique. Puis, avec les recherches en physique quantique, ce postulat est mis à mal avec le fameux dilemme onde-corpuscule des particules subatomiques. La différence entre savoir et croyances vraies ou fausses fluctue donc en fonction des découvertes de la science. 3. Les croyances issues d’idées délirantes, domaine de la psychiatrie. Par exemple « Je crois que mon chien est un extraterrestre venu m’espionner ». Dans ce cas-ci, la croyance est clairement fausse et c’est tout le travail du professionnel de santé mental que de prendre en charge ces idées limitantes. Mon travail sur la synchronicité consiste précisément à présenter ces différentes croyances. Certaines d’entre elles sont fausses, d’autres nécessitent plus d’investigation scientifique. Le sujet ne peut donc être balayé par un simple revers de la main.

    Vos réponse me laissent donc perplexes car je m’attendais à obtenir plus d’arguments de votre part, notamment sur les points suivants:
    1. Vos références sur la médiumnité et leur pertinence, notamment le Dictionnaire Insolent au regard du Manuel de psychiatrie sur lequel il se base. Notez que la dernière édition de ce manuel semble dater de 1996. Entretemps, la recherche a évolué, elle ne reste pas figée telle un dogme (le documentaire datant de 2011, il y a de quoi faire des mises à jour). Avez-vous investigué d’autres sources concernant la médiumnité ? Je vous rappelle que le Manuel établit une distinction entre les médiums au profil psychologique extraverti, peu anxieux, et stable sur le plan émotionnel des médiums relevant de la psychiatrie. Quel est votre position à propos de cette différence, non établie dans le Dictionnaire Insolent ? Enfin, vous suggérez par cette phrase : « Et cela contrairement à quiconque se targuant d’un titre de  « psychologue » se positionne en défenseur rationnel… de la médiumnité » que je suis un défenseur de la médiumnité. Pouvez-vous me dire à quel endroit j’en fait la mention?
    2. L’analyse de la médium du documentaire par votre billet dans Le Courrier: les médiums sont pointés du doigt pour donner des indications suffisamment floues dans lesquelles chacun peux y trouver son compte, attitude résumée par l’expression Effet Barnum. Or selon vous, tout est faux, ce qui représente un résultat négatif exceptionnel. Même le hasard n’a pas été en mesure de donner un élément exact. Comment interprétez vous ce résultat si exceptionnellement faux ?
    3. Enfin, je constate dans votre argumentation un large recours au guillemets permettant de discréditer d’emblée un travail sans avoir besoin d’y apporter d’arguments. C’est un point que j’aborde justement dans mon article et vous semblez ne pas échapper à cette attitude, ce qui est regrettable.

    A ce stade, vos arguments confirment ma conclusion émise dans mon article : votre attitude est la même que l’obscurantisme religieux que vous dénoncez : rejet et condamnation sans analyse. Le débat semble être clos avant même d’avoir commencé.
    Au plaisir de vous lire
    Bien à vous

    Objet : Retard à l’allumage
    De : Narcisse Praz
    À : Axel Hasenhoeller
    Date : 2017-11-20 13:00

    Amitiés!
    Merci pour vos messages. Malheureusement, je me suis infligé une surcharge de travail de publications qui va perdurer quelques mois encore: un roman  paraître chez Slatkine en janvier, 2 manuscrits de romans et pamphlets à l’étude et examen chez différents éditeurs. Et enfin, le regroupement des manuscrits de tous mes poèmes édités ou non dans un unique recueil que je veux proposer à mes éditeurs habituels.

    Dans ces circonstances, je ne puis m’en distraire pour le moment. Mes interventions sur mon blog et le site de l’1dex ne sont pour moi que de brefs défoulements momentanés. Nous pourrons y revenir, j’espère, dans quelques mois. Au printemps peut-être?
    Très cordialement. Bonne semaine.
    Narcisse Praz, Produit/Leytron.

    Objet : Re: Retard à l’allumage
    De : Axel Hasenhoeller
    À : Narcisse Praz
    Date : 2017-11-22 12:29

    Bonjour Monsieur Praz et merci pour votre retour.
    J’attends donc un retour de votre part en 2018 et vous souhaite plein de succès dans vos activités principales.
    Cordialement
    Axel

    Suite de nos échanges à venir au printemps 2018 donc !

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